L’alcool n’est pas un médicament, c’est une histoire que nous aimons
Je ne pense pas que l’alcool soit « le meilleur médicament » ; c’est une histoire commode que nous racontons pour justifier une drogue psychoactive qui peut procurer du bien-être à court terme mais qui nuit clairement à la santé à mesure que la dose et la fréquence augmentent. Le véritable danger réside dans le récit lui-même — « tant que nous n’en faisons pas trop » est si élastique qu’il déplace discrètement ce qui est considéré comme normal, tandis que notre cerveau et notre corps (sommeil, humeur, dépendance, risque de cancer) sont façonnés par quelque chose que nous avons rhétoriquement rebaptisé thérapie inoffensive.